Cooperl Arc Atlantique innove en faveur du bien-être animal

Un nombre croissant de consommateurs est soucieux du bien-être des animaux. A ce titre ils recherchent des produits issus d’élevages où les dimensions d’agricultures durables sont réellement prises en considération. Selon l’enquête Crédoc Consommation 2009, plus de 68% des français se disent ainsi prêts à payer plus cher pour obtenir des produits respectueux de l’environnement et du bien- être animal.

Dans la continuité de la démarche Welfare engagée depuis plusieurs années, Cooperl innove en faveur du Bien-Etre animal en franchissant une étape supplémentaire : inciter ses adhérents dès fin 2012 à stopper la castration chirurgicale des porcelets pour s’inscrire dans une démarche « Porc Bien-Etre » . Par Porc Bien –Etre, nous entendons notamment un porc non castré et élevé dans un élevage mis aux normes au sens de la législation européenne à échéance 2013.

Avec le développement massif de la production porcine d’après-guerre, la castration des porcelets mâles a été mise en place dans la plupart des pays européens pour prévenir le risque d’odeur sexuelle des viandes. Pourtant seul un faible pourcentage de porcs mâles présente cette caractéristique liée à la concentration des molécules scatol, androstérone ou indole du fait de leur maturité sexuelle (6,7% selon Bonneau). Et de plus, une partie seulement des consommateurs est sensible à ces odeurs : selon Griffith 44,3% des hommes et 7,6% des femmes sont anosmiques, c’est-à-dire qu’ils sont incapables de percevoir l’odeur et ce taux varie selon les pays.

Restaurer des pratiques de non castration pour respecter le comportement naturel de l’animal suppose une parfaite maitrise des conditions de production de ces hormones. Le développement des odeurs au sein de la viande fluctue en effet selon l’alimentation de l’animal, la génétique, et l’élevage dans sa phase d’engraissement. La législation européenne va d’ailleurs dans ce sens : elle incite, « sur la base du volontariat, à arrêter la castration chirurgicale courante pour le 1er janvier 2018 » et à rechercher des solutions de substitution.

Pour relever ce défi, tous les maillons de la filière Cooperl ont travaillé en synergie pour comprendre l’incidence de l’arrêt de la castration des porcelets dans chaque activité. Par des essais R&D en élevages à grande échelle (plus de 100 000 mâles non castrés abattus), Cooperl est capable, grâce à ce retour d’expériences, de proposer cette production à ses adhérents en ayant défini le « mode d’emploi » du mâle non castré. L’élevage de porcs mâles non castrés suppose de maîtriser chaque étape du processus de production, de la technique d’élevage jusqu’à l’abattage en passant par l’alimentation et la génétique des animaux, car seule la maîtrise de tous ces facteurs permet de garantir au consommateur l’absence totale de viandes odorantes.

Sur les chaines d’abattage, la production de porcs mâles non castrés nécessite en effet la mise en place, d’une détection des carcasses odorantes. Cooperl s’est inspirée des techniques éprouvées par les autres bassins de production européens en avance sur l’arrêt de la castration chirurgicale et a adapté le ‘’Human Nose’’ aux contraintes industrielles de tous ses sites. En investissant dans une méthode de détection fiabilisée, Cooperl peut aujourd’hui proposer à ses adhérents d’arrêter la castration chirurgicale des porcelets mâles en toute sécurité pour ses clients.

Forte de notre organisation en filière maîtrisée et par la mobilisation de nos Hommes, nous sommes en mesure de franchir cette étape vers l’Alimentation Durable. L’arrêt de la castration répond aux enjeux sociétaux que sont notamment le respect du bien-être animal et la préservation de l’environnement : outre le respect l’animal du comportement naturel de l’animal, le porc non castré génère 10% de rejets en moins par une meilleure efficacité alimentaire (moins de déjections donc moins de rejets de phosphore et d’azote) et par la suppression de l’acte chirurgical et du risque potentiel d’infection associé, participe à la réduction de l’utilisation d’antibiotique en élevage porcin.

Grâce à cette innovation Porc Bien-Etre, les adhérents de Cooperl pourront rejoindre les éleveurs danois, allemands, hollandais, belge, espagnols qui ont déjà opté pour l’arrêt de la castration chirurgicale. Les consommateurs français soucieux des conditions d’élevage verront dans cette innovation une nouvelle étape vers plus de Bien-Etre animal et plus d’éthique sociétale.

Pour en savoir plus : contact COOPERL amboullier@cooperl.com